Des milieux menacés

 

En France, plus de la moitié des zones humides a disparu en une cinquantaine d’années, elles ne représentent plus que 3% du territoire métropolitain (1,5 millions d’hectares).

 

Dans le département du Tarn, plus de 1850 zones humides ont à ce jour été identifiées et délimitées. Elles s'étendent sur environ 4 200 ha, soit 0,5 % du territoire tarnais.

 

L'absence de grandes zones humides telles que l'on peut les rencontrer en Camargue, Brière etc, explique en partie la faiblesse de ces chiffres. Par ailleurs, le caractère partiel de cet inventaire ne permet pas de tirer de conclusions définitives sur leur état de conservation dans le Tarn.

 

Les zones humides tarnaises sont globalement de faible taille (2.22 ha en moyenne), localisées préférentiellement dans le Sud-Est du département (Monts d'Alban, Monts de Lacaune, Sidobre, Montagne Noire) et sont souvent liées à des pratiques agro-pastorales traditionnelles (pâturage extensif des prairies humides, tourbières ou landes humides).

 

Le déclin de telles pratiques et l'abandon progressif de ces terres peu productives sont les causes de la fermeture de ces milieux (fourrés et boisements humides).

 

Les zones humides de l'ouest du département ont subi les mutations des pratiques agricoles (mise en culture des prairies naturelles, drainage, création de plans d'eau, rectification de cours d'eau...) et de l'urbanisation croissante (réseau routier, gravières, zones d'activités, lotissements...).

Cartographie des zones humides du Tarn